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Chant VIII – Ôde à Bene

Mon dieu…. Cela fait bien trop longtemps. Bien trop longtemps que je n’ai pas écrit. Je m’en excuse.

Comprenez moi, en coupant mes cheveux, j’ai l’impression d’avoir perdu mes pouvoirs magiques.

Et puis la nuit, la fête, ça va, ça vient. Je ne sais plus trop sur quoi écrire en ce moment. J’ai plein d’idées, mais je ne mets pas mon coeur à l’ouvrage.

Je devrais peut-être vous parler de ma muse. Enfin, de notre muse à tous. Cela m’aidera sûrement à retrouver la flamme. Moi quand je vais danser, quand je vais faire la fête, croyez-le ou non, je veux faire la fête comme elle elle l’incarne.

Je suis sûr que vous l’avez déjà vu. On l’appelle… Benedetta. Le nom seul est chantant.

Muse de la Fête Parisienne

Bene, muse de la Fête Parisienne

Je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie quand je vois qu’elle a conduit Benedetta de sa Toscane natale à Paris. Car Paris a cruellement besoin de Sud. La fête a cruellement besoin de légèreté. Et c’est ce qu’elle apporte.

J’ai demandé à Bene (J’ai toujours rêvé de rencontrer une Bene pour pouvoir dire « Bene », depuis Hélène et les garçons) comment elle qualifierait son activité aujourd’hui. Elle a essayé de répondre. Mais c’est duuuur de trouver les mots :

Faire rouler le Camion Bazar avec Romain Play (Un jour, j’écrirai sur toi Romain promis <3). Animer ce dancefloor mobile. Divertir les gens. Les détendre avec des jeux, des animations, et du son. Il n’y a pas vraiment de nom pour ça je crois. Elle a lancé la marque d’accessoires choux And the Konfetti avec Romain toujours (Oui parce que si vous n’avez toujours pas compris, Romain c’est son amoureux ^^ et elle l’aime plus que tout au monde (avec son chien Patateo!)). Et puis elle est belle. Elle danse bien. Elle a bon goût. Et ça lui arrive de faire des sets (Et même qu’elle les finit avec ce son.)

Bon alors, elle fait quoi dans la vie ? En fait on s’en fout des étiquettes. Pour moi, c’est une muse. La muse de la fête parisienne. Car elle est inspirante. Par tout ce qu’elle est. Par ses projets. Moi, elle m’inspire. En tant que Cupichon, je me sens très proche de ce qu’elle véhicule avec son entourage. Je parle des gens de chez Microclimat, de Forecast Label, de chez Otto10, ou encore de chez Rose et Rosé. Ah oui et aussi les choux de Club Mate (Big Up à tous les gars ! Du love à vous !)

Pour Bene, la fête, « c’est pas juste un gros line up et des gens qui lèvent les bras dans un énorme espace et puis c’est tout… C’est du partage, de l’amour. » Awwwwwww so cute. Bin oui, moi je suis totalement d’accord. C’est un peu comme au pieu, on s’en fout du gros line up et des gros bourrins, ce qu’on veut, c’est de l’amour et du partage. (Même si de temps en temps on aime bien le GROS line up  et un BON bourrin hein ^^.)  Je le dis souvent, il faut faire la fête comme on fait l’amour. Avec passion. Avec le coeur.

Quand je lui ai demandé quelle était son heure préférée pour faire la fête, elle m’a dit que c’était les 3 heures clés du soleil, quand il se lève, quand il est au sommet, et quand il se couche. Elle dit qu’il permet de se régénérer. Elle est aussi poète.

Vazy chante, danse, Bene, donne tout, t’es belle et tu nous fais rêver. Je t’envoie un coeur. ❤

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Les choux, si vous voulez lui faire coucou à elle et Romain, n’hésitez pas, ils dansent et sont chauds tout l’été. A commencer par la Otto10 #5 à l‘Alter Paname dimanche (Moi j’y serai !). Donnez leur tout votre amour, et le mien.

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Chant VI – Je fais le bilan, calmement.

En me remémorant chaque instant de 2013, je peux dire que j’ai passé la plus belle année de ma vie. Elle était belle d’histoire, belle d’amour, belle de rencontre, belle de réflexion, belle de remise en question, belle d’expérience, belle de découverte, belle de joie, belle de musique, belle de nouveauté, belle de beauté.

Mais c’est injuste, car, dans mon monde de bisounours, j’aimerais que tout le monde puisse dire ça de son année passée. Qu’elle était belle. Ou du moins qu’elle a connu de belles éclaircies. Parce qu’il n’y a pas que de belles choses dans nos vies, il faut alors tout faire pour voir celles qui le sont. Alors allez-y, faites le bilan des belles choses. Tout autour de vous, il y en a. Et surtout remerciez tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’édification de votre année 2013. L’idée n’est pas juste d’être poli ici, mais en vous mettant dans l’exercice de chercher qui vous devriez remercier, vous trouverez par le même biais les belles choses que vous avez rencontrées cette année. Le bilan des belles choses.

Pour ma part, j’aimerais te remercier. Toi. Personnellement. Ta contribution à mon bonheur a peut-être été décisif en 2013, ou peut-être juste infime. Mais c’est une contribution, et j’aimerais l’honnorer en te remerciant. Mon bonheur, je le dois à toi, lecteur.
Donc j’aimerais te remercier, tu te reconnaîtras sûrement dans cette liste :

– Pour m’avoir souri, timidement, ou chaleureusement. Tu ne peux pas savoir comme ça me fait du bien.
– Pour avoir abusé des « Hé Jésus ! » à la Concrete. Sans le savoir, tu as été utile.
– Pour avoir liké ma page Cupichon, et fait que mon projet d’apporter du love dans la nuit ait du sens.
– Pour m’avoir soutenu dans mes projets. Même si j’ai n’importe quoi dans la tête.
– Pour m’avoir initié à « ce dont on ne peut pas prononcer les noms. »
– Pour avoir été mon coach minceur. Ca a marché. Et ça continue.
– Pour m’avoir écouté, cru.
– Pour m’avoir fait découvrir la chorale.
– Pour me mettre ce putain de coup de fouet dont j’avais besoin.
– Pour m’avoir fait découvrir cette musique qui me met la pêche.
– Pour m’avoir donné envie d’être un jour papa.
– Pour parfaire ma culture musicale, notamment en matière d’électro.
– Pour être mon modèle.
– Pour m’avoir dit que j’avais le coeur d’un ours.
– Pour m’avoir fait comprendre par tes problèmes superficiels qu’il y avait bien plus important dans la vie.
– Pour m’avoir encouragé à couper mes cheveux. C’était relou, mais je l’aurais pas fait si t’avais pas rajouté ton encouragement.
– Pour m’avoir coupé les cheveux. Mon dieu que je me trouve bonnasse maintenant.
– Pour avoir été un gros con avec moi, et m’avoir fait y voir plus clair sur l’importance du lien.
– Pour toujours démarrer des conversations philosophiques, métaphysiques ou ésotériques avec moi. Elles sont relou… Mais moi j’aime ça.
– Pour tous ces conseils qui me donnent de plus en plus confiance en moi.
– Pour m’avoir pardonné. Je suis un con des fois.
– Pour m’avoir offert cette pierre d’energie.
– Pour m’avoir invité à ce concert.
– Pour m’avoir offert ce livre qui m’offre une nouvelle perspective sur la vie.
– Pour avoir été là quand j’avais besoin de parler.
– Pour avoir supprimé Grindr de mon iPad. Bon je l’ai remis, mais l’action était belle.
– Pour m’avoir laissé t’aider.
– Pour être mon bînome.
– Pour m’avoir fait mon thème astral.
– Pour ta gentillesse inconditionnelle.
– Pour ces bisous et ces câlins.
– Pour ce baiser.
– Pour la baise.
– Pour m’avoir dit que j’étais beau.
– Pour me prouver qu’il faut y aller « haut-les-coeurs ».
– Pour avoir été un « meilleur ami », un ami qui me rend meilleur.
– Pour ne pas t’être arrêté aux préjugés.
– Pour m’avoir fait aimer les chats.
– Pour m’avoir offert cette bière.
– Pour le torrent que tu es dans ma vie.
– Pour être mon alter ego.
– Pour la bromance.
– Pour m’avoir massé.
– Pour m’avoir laissé te masser.
– Pour m’avoir appris le massage.
– Pour m’avoir posé ces deux folles questions… « Qui es-tu ? Que veux tu faire dans la vie ? »
– Pour être ma source de motivation. C’est toi qui me donnes envie d’écrire et de partager.
– Pour m’avoir fait comprendre par ce qu’il t’est arrivé d’horrible qu’il y avait bien plus important dans la vie.
– Pour m’avoir dit la vérité. Il n’y a rien de plus fort que la vérité. Elle nous fait tous avancer. Violemment.
– Pour m’avoir aidé à savoir qui j’étais. Aujourd’hui, j’ai enfin les armes pour avancer.
– Pour me laisser te donner de l’amour.

Merci du fond du coeur.

Les choux… Allez-y… Faites l’exercice. Dites merci.

PS : – Pour relire mes fautes d’orthographe. La honte… Merci.

Chant V : Je bats, je bats, je bats la cadence.

Réflexion en -anse.
Je me suis posé une question ce 1er décembre. Au sujet de la danse. Après avoir ouvert mon calendrier de l’avent, je pars en direction de Saint-Denis, j’ai pris une correspondance. Je sais de source sûre qu’elle est là-bas, l’ambiance. Bienvenue à la 75021. J’aime l’aisance qu’ont les gens d’être dans cet espace immense. J’aime l’aisance qu’à la musique à me faire vibrer. J’aime cette simplicité, j’aime cette concordance des meilleurs qui fait de cette soirée un bijou de soirée. J’aime aussi le 6B. Il y a tellement de belles choses à dire ici mais je ne saurais par où commencer. Je peux juste vous dire qu’elle a ma préférence. La magie opère à tout les coups. Réjouissances.

Revenons donc à cette question : Qu’est ce qui nous fait danser ? Pourquoi danse-t-on ? Non parce que c’est vrai que c’est quand même bizarre non ? Après quelques minutes passées à réflechir à la question, mais aussi à regarder, les uns après les autres, les gens autour de moi, j’ai bien l’impression que c’est une façon de s’exprimer, la danse. Comme si pour approuver, et pour le signifier, je n’utilisais plus ma voix, mais mon corps. « Je suis tellement d’accord avec ton son que je vais me donner à ton son. Je vais l’épouser. Je vais m’accaparer son rythme pour ne faire qu’un avec. Je dis oui à ton son. J’aime ton son. »

Quand on danse, on commence par regarder autour de soi. Certains regardent autour d’eux, comme pour observer le terrain. « Alors… Est-ce que les gens autour de moi aiment ce son ? Est-ce qu’ils prennent du plaisir à danser ? ». D’autres regardent le DJ. « Et toi ? Tu y crois à ta musique ? Tu la vis ? Elle te transcende ? » D’autres encore regardent leurs amis. « On est d’accord ? On aime hein ? Non ? ».

Réflexion intense sur la danse. Crédit Photos - Ryadh Amar

Réflexion intense sur la danse. Crédit Photos – Ryadh Amar

Comme si on avait eu la bénédiction de nos pairs, on peut alors fermer les yeux et apprécier. Ou on ne les ferme pas, mais on ne regarde rien de précis. A cette étape… WAOUH. La musique est pure. La musique est belle. Et on peut enfin entrer en communion avec elle. Personnellement, je sais que j’ai atteint cette étape quand je souris sans raison. En fait, j’ai l’impression que c’est une histoire de séduction. Quand je flirte avec quelqu’un, je me vois très bien sourire pour un rien. C’est un peu mon code pour dire « Bravo, tu y es arrivé..tu m’as conquis ! ». Avec la musique, c’est un peu pareil pour moi. Et à en croire les gens autour, affichant des sourires béats, j’ai l’impression qu’on a tous été séduits au 6B. Quelle 75021…. Mon dieu.

Retour à la soirée : J’ai battu le parterre toute la sainte journée. Je bats, je bats, je bats la cadence. Je ne suis jamais triste quand je danse. C’est simple, je souris bêtement, et je danse. Ce petit sourire bête, je l’ai décoché devant DJ Steaw. Bravo garçon, j’étais tout à toi, tu m’as mis en confiance.

Bravo la 75021, ce moment était plus qu’intense, je vous porte allégeance.

Les choux, reste à savoir maintenant à danser avec élégance.

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Chant IV – Un long dimanche de bataille

Aux armes !

Je me suis rendu à la messe ce dimanche : j’étais sur le bateau de la Concrete.

Je dis « messe » car ces dimanches électroniques sont des moments de communion intense. La musique a ce pouvoir divin de lier les gens. Pourtant ce 24 novembre, c’était tout autre. Ce qui liait les gens, c’était les idéaux. Car tous ensemble, nous combattions l’oppression. Tous ensemble, nous nous étions engagés à terrasser les dimanches fades. Tous ensemble, nous menions la bataille contre la morosité. C’était la guerre.

Pour l’occasion, on a sorti l’artillerie lourde sur le bateau. Le son résonnait mécaniquement, à la chaîne. Usine d’armement : ici on fabrique des missiles sonores. Ce n’était plus une marche militaire qui s’opèrait, mais une véritable danse militaire. La cadence était effrénée, diabolique. Les soldats tapaient du pied, poing en l’air. On se battait. Le visage des troupes portaient fièrement la détermination. Tous regardaient dans la même direction. On y allait avec la rage, avec le coeur. Le sourire en coin. Comme pour défier l’ennemi.

Lancement des hostilités, Molly a galvanisé les foules, c’est certain. Il fallait voir l’energie et l’hardeur qui se dégageaient des corps, machinalement, sous Amarou et Behzad. Climax guerrier sous les exhortes des sets de Spencer Parker er Recondite. Un arsenal incroyable a été déployé. Sous les bombardements de basses, je sentais résonner tout mes organes, et j’avais l’irrépressible envie de crier mon animalité. Autour de moi, vers le fond à droite, c’était pareil, on rugissait. Quand la musique prend possession de votre corps, vous ne réflechissez plus, vous avancez. Alors nous avancions dans les rangs, courageusement, dignement. Mais où allez-vous chercher ça les gars? Il y a forcément quelque chose de sombre qui s’est passé dans vos vies pour que vous fassiez résonner des sons aussi puissants, aussi redoutables.

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L’appel du 24 novembre de Laurent Garnier perçait tel un cri de ralliement : FREEDOM ! chantait la vocal du début de son set. Et là j’ai su. J’ai su qu’on allait gagner. Au final, gagner quoi, je ne sais pas, mais on allait à coup sûr gagner sous le commandement de Papa. Un véritable débarquement. C’était féroce et joyeux à la fois. C’était impitoyable. Même embourbés dans les lignes de tranchée à cause du sureffectif, les guerriers n’avaient pas peur. Comment avoir peur quand on connait l’issue du combat à l’avance. Le commandant sonne le glas avec la rafale à la mitraillette : Opération Commando Crispy Bacon. Cri de joie, il ne reste plus qu’à célébrer et savourer. La journée est gagnée.

Ryan Elliott rassemble. Il réunit le reste des troupes, les vétérans qui sont restés coûte que coûte. Les corps auparavant mécaniques se mirent alors à onduler. On pouvait enfin respirer. Il ne restait qu’à vivre. Festif, les bras en l’air. J’avais cette sensation d’être plus vivant que jamais, comme après une bonne dose d’adrénaline. Les muscles au taquet, l’esprit vidé. Je regardais mes camarades autour de moi, nous étions tous… en paix.

Cette année 2013, il y aura plusieurs dates à retenir pour la musique électronique, et je ne me trompe pas en disant que ce 24 Novembre en fait partie. C’était la guerre. Faite avec amour. Avec passion. Et on l’a gagnée.

Les choux, si vous arriviez à me retrouver le premier son du set de Laurent Garnier où ça chante « Freedom ! », j’offre un pur massage.

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Chant III – Inkarmation

J’aime à croire que la vie est juste. C’est mon postulat. J’aime à croire que la vie est belle comme Nina Kraviz. Je suis sûrement un peu niais me direz-vous, mais hé, qu’y puis-je, je ne suis qu’amour. Du coup, comme j’ai pu vous le dire dans mon précédent article, je pense que j’ai gagné beaucoup de points de Karma récemment. Et du coup, c’est la fête ! Plein de bonnes choses m’arrivent. Pleins de belles histoires démarrent. Le karma, c’est bon. C’est la cerise sur la gâteau de la vie en fin de compte. Si autour de vous, vous ne réalisez aucune bonne action, votre gâteau est, et restera, un simple gateau aux yaourts.

Beaucoup de mes amis disent de moi que je ne cesse de me faire avoir, que je suis un gros pigeon. C’est très certainement le cas, comme ce weekend par exemple où j’ai prêté 10 euros à un bôlosse au Pygallion car il ne pouvait pas payer son entrée, mais ses amis déjà à l’intérieur avaient eux de l’argent pour me rembourser. Inutile de vous dire que le gars ne semble toujours pas prêt à me rembourser. Je fais quoi ? Je lance son numéro de téléphone ici, et je vous laisse m’aider à l’inonder de messages insultants ? C’est pas très karmalin tout ça… (Mais 200 likes et je le fais) Et puis, si ce n’est pas lui qui rééquilibrera la balance, soyez certain que la vie, elle, me le rendra bien quelque part.

En fait, elle l’a déjà fait. Mon dimanche a été radieux. J’ai trouvé 20 euros dans la ligne 14 en chemin pour la Concrete. La Concrete était belle, c’était festif, je levais haut les mains. J’avais le smile en illimité tout le temps des sets de Four Tet et Ben Ufo. On a complimenté mes leggings. Des amis et même des inconnus m’ont payé des verres. Je suis tombé amoureux 3 fois. J’ai revu un ami plombier qui va venir réparer ma « tuyauterie » dans la semaine. J’ai créé du lien avec de nouvelles personnes très sympathiques. Et en rentrant chez moi, je me suis pesé, et j’avais perdu 0,8 kg dans la journée. En fait, c’est même mieux qu’on ne le pense le karma, quand on fait une bonne action, la vie vous le rend fois dix.

Moi, je pense que le Karma, c’est un grand sytème de points avec de belles récompenses à la clé pour les meilleures scores. Mais évidemment, vous ne gagnez pas de points si vos actions sont interessées. Je vous donne ici mon supposé barême du grand grand manitou du Karma :

Laisser vivre l’araignée dans votre appartement : + 0,1 pt
Partager le post d’un ami qui recherche un appartement : + 0,5 pt
Offrir une vie Candy Crush à autrui : + 1 pt
Faire un câlin à autrui : + 3 pt
Renoncer au foot à la télé pour que son/sa chéri(e) puisse regarder Love Actually : + 5 pts
Garder le chat d’un ami : + 5 pts
Apprendre à quelqu’un à danser : + 8 pts
Héberger un inconnu gratuitement : + 10 pts
Jouer les entremetteurs : + 15 pts
Donner un orgasme à autrui : + 20 pts
Epauler un ami dans un moment difficile : + 30 pts
Aimer son prochain : + 30 pts
Convaincre un militant FN ou Manif Pour Tous que son combat est une erreur : + 40 pts
Tendre la main à son némésis : + 50 pts
Sauver le monde : + 10000 pts

Et vous ? Vous feriez quoi pour gagner des points ?

Les choux, à votre Karma !

Chant II – Haut-les-mains

C’était beau !

Mon chemin m’emmène très souvent dans de beaux endroits. Je pense que c’est parce que j’ai gagné beaucoup de points de Karma récemment. Et là, les choux, je suis arrivé dans une parenthèse extraordinaire. Un moment suspendu.

Ce 1er novembre, je me suis rendu à la Otto10. Direction Bobigny. Direction le charivari ! Sous le chapiteau, la fête : les couleurs s’affichent sur les murs, sur le sol, au plafond. Elles accompagnent les décibels, suivent les pas de danses, se fondent dans les masses. Les couleurs habillent les gens, maquillent les visages et soulignent les sourires. Mon dieu qu’il est bon de voir la vie en CMJN !

Une foule en communion, galvanisée, c’est capable de beaucoup de choses. Comme par exemple libérer de beaux sentiments. J’ai ressenti beaucoup de chose ce vendredi. J’ai ressenti l’allégresse avant tout. Les corps bondissaient de joie, se laissaient guider, leur pas flottaient sur le béton, comme si tout le monde avait des leggings (- Les pantalons, c’est la prison), comme si la gravité avait décidé d’être plus clémente aujourd’hui, et aujourd’hui seulement, au 97 Rue de Paris, 93000 Bobigny. J’ai ressenti l’ivresse. Comme si tout le monde, à l’unisson, en était au palier « J’suis pompette » mais pas plus. J’ai ressenti l’euphorie. Pas l’euphorie sale du poppers hein, une euphorie saine. Dans la façon de gambader, ou dans la façon des gens de se saluer, c’était comme si tout le monde revenait d’un voyage d’un an à l’étranger, et qu’on était tous content de se retrouver. J’ai enfin ressenti de la fierté. J’étais fier de faire la fête avec les gens autour de moi, et je pense ne pas trop m’avancer en disant qu’eux aussi était fier de faire la fête avec moi (- oui, je suis très très sympa comme gars), car oui, ici, il y avait la crème de la crème en matière de gens heureux. Et évidemment, on était pas peu fier quand on a vu la parade de la joie s’enfoncer dans la foule, brandissant des trucs bizarres, juste pour dire « On brandit des trucs dans notre parade ! » Dans nos yeux à tous, à cet instant, ça pétillait.

Otto10 nous donne une leçon de vie, une leçon de fête. Sans prétention, humble, mais avec du coeur. J’aimerais féliciter toute l’équipe pour ce coeur qu’ils ont mis dans cette fête : Vous nous prouvez que les soirées moisies, c’est pas Ottomatique. Les choux, merci, car on a partagé le temps d’une nuit votre vision de la fête, et on s’en est donné… à coeur joie.

Tout devrait être plus festif. Tout devrait être plus jovial, à commencer par la musique. Il faut dire que Platon Records, c’est un peu son dada la musique festive. Je n’ai entendu que des sons radieux et enjoués. D’ailleurs, je n’ai jamais autant levé les bras dans une soirée. Je dirais même plus, je baignais dans une mer de bras, inondé de bons sentiments. Lever les bras quand on danse, qu’est-ce donc si ce n’est rendre grâce au ciel pour le moment joyeux que l’on vit sur l’instant ? Haut les mains… Plus haut…

Et puis tout devrait être plus humain. Je n’ai cesse de le dire, la musique, c’est le liant. Pour lier quoi ? Les esprits. Pour lier qui ? les gens. Vous m’avez sûrement croisé sous le chapiteau, j’étais de rose « fluo stabilo » vêtu. Je portais ma couronne. Et je distribuais des cartes Cupichon. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, ces cartes ont pour but de créer du lien, de favoriser l’échange. Bien trop souvent, on n’ose pas aller parler à cette fille qui danse à côté de nous. Bien trop souvent on se demande comment aborder ce groupe de trentenaires qui savent, eux, définitivement faire la fête. Bien trop souvent on abandonne l’idée de féliciter ce gars qui danse comme un dieu. Parce que ça ne se fait pas Parce que ça ne se fait plus. Il est temps de changer la donne, et je suis sûr qu’Otto10 sera d’accord avec moi. Les petites cartes Cupichon sont alors le bon prétexte pour engager la conversation, voire plus (- une jolie image pour le jeune homme qui a gagné un baiser et un collé-serré grâce à l’une des cartes. Si tu lis ça, fais-toi connaître et partage ton experience de soupe de langue.)

J’ai atteint des moments de félicité quand de parfaits inconnus m’ont ouvert leurs bras, pour recevoir un câlin. N’hésitez-pas à me faire un câlin si l’on se croise. Qu’est ce que c’est beau un câlin. Qu’est ce que ça fait du bien. Pourtant, il n’était pas minuit, et nous n’étions pas un 31 décembre. Nous étions le 1er Novembre, et nous fétions la Toussaint, nous fétions les morts, en fêtant la vie, en fêtant autrui.

Spotted : Cupichon !

Je suis très content de commencer mon blog avec un article sur Otto10. C’est une soirée qui ressemble totalement à l’état d’esprit chou de Cupichon. Et j’ai été très heureux de rencontrer Arnaud de chez Club Mate France, les gars de Microclimat, de voir Marie Tudors savourer la Fête, de voir les bogoss d’Utopie Tangible et de revoir les choux Romain Play et Bene Detta du Camion Bazar, les filles du vestiaires trop choupi, mon photographe officiel Romain, les masseurs/agents anti-stress, et le barman sexy du Complot.

C’était beau !

Les choux, et si dorénavant on essayait de se tenir en liesse plus souvent ?

Chant I – Haut-les-coeurs

Un jour, je me suis rendu compte que ce monde manquait cruellement d’amour et d’empathie. Ca, c’est ce que j’aimerais que les gens racontent dans ma légende. Ma genèse. En fait, un jour je me suis surtout rendu compte que je n’avais aucune mission sur Terre, aucune utilité. Mais ça, c’était avant (Avant Agnès, mais c’est une autre histoire). Bref.

Dorénavant, je vais faire des câlins. C’est ma spécialité. Pas des « free hugs » de hippie mais des vrais câlins. Des câlins lourds de sens, profonds, intenses, qui en disent long. Vous êtes beaucoup trop nombreux à ne pas savoir faire un câlin, alors ma première mission sera de vous apprendre le vrai câlin. D’autres jours, je pourrais aussi vous masser. C’est une variante du câlin, le massage. J’ai envie de vous donner toute mon énergie des fois, quand je sens qu’un sourire ne suffira pas. Après un câlin ou un massage, on se sent plus léger. Tout est plus doux.  Tout est plus plein.

Enfin, j’aimerais être celui qui brise la glace, celui qui chauffe l’atmosphère là où il fait froid. Car ne nous voilons pas la face, on vient sous le couvert de la musique, tel de grands aficionados, mais ce que nous cherchons avant tout, c’est le groupe, c’est la chaleur humaine (- j’ai vu du feu alors je suis passé). La musique, c’est le liant, on ne cherche qu’à se lier. Avec lui. Avec elle. Pour une heure. Pour un jour. Ou pour toujours qui sait.

Messieurs les phyisios, me voilà, à l’entrée de vos bars, de vos club, de vos festivals. Je débarque dans les nuits électroniques, en mission, sans prétention. Oui j’aimerais donner de l’amour. Oui j’aimerais créer de l’amour. C’est doux non ? J’ai dans mon carquois mille et une astuces, certaines sont bonnes, certaines sont connes. Mais au moins je donnerais tout. Enfin je résume, je veux distribuer de l’amour autour de moi. Et puis cerise sur le gâteau, je ferais des comptes rendus de missions, qu’on puisse un peu évaluer le potentiel d’une soirée sur le plan social, sensuel, voire sexuel (- boy, that escalated quickly).

Moi Cupichon, j’aimerais être votre adjudant. Moi Cupichon, j’aimerais être votre conseiller. Alors ensemble partons ! Partons vaillamment créer du lien. Pour l’amour de moi.

Les choux, n’hésitez pas à ponctuer ma légende par des « Il n’est qu’amour. »